04/08 Bordeaux
Planus prêt pour la saison
Interviewé par le journal l'Equipe, Marc Planus est revenu sur la préparation du club bordelais ainsi que sur les ambitions des Girondins.
COMMENT se passe votre préparation ?
– Très bien, parce qu’il y a beaucoup de jeu et de matches. C’est toujours plus ludique de pratiquer des exercices avec le ballon. Et j’ai beaucoup de chance d’avoir Éric Bédouet comme préparateur physique depuis dix ans, qui individualise la préparation.
Après deux années difficiles, ces six derniers mois vous ont-ils redonné du plaisir ?
– C’est sûr qu’à la sortie de l’année avec Tigana ç’a été compliqué de continuer à aimer le football. Là, j’y ai retrouvé goût.
À ce point-là ?
– Le contraste a été trop fort entre Laurent Blanc, dont le groupe a tellement adhéré au discours, et une année à ne rien apprendre.
Pourtant, les derniers mois avec Blanc avaient aussi été compliqués…
– Non. J’ai vu un groupe usé psychologiquement car on avait été au taquet pendant un an et demi, peut-être en surrégime. Mais il vivait bien, alors qu’avec Tigana il ne suivait pas. Il a explosé.
Ce ne serait donc la faute que d’un seul homme ?
– Tout le monde a des responsabilités. Mais quand, au bout de six mois, l’entraîneur veut partir et qu’on est obligé de lui demander de rester, je pense que l’on a pris un mauvais virage. En tant que joueurs, majeurs et vaccinés, on aurait dû dire les choses.
Vous regrettez de ne pas avoir réagi ?
– En tant que joueur, je dois d’abord faire mon travail sur le terrain. Je revenais après une distension du Ligament d’un genou, et les absents ont toujours tort. Je n’étais pas crédible. Le problème est que certains cadres n’ont pas osé s’exprimer ou étaient trop dépités pour le faire. Mais, à un moment, devant le staff et le président, j’ai dit ce que je pensais. Je peux me regarder dans la glace.
Les débuts avec Francis Gillot n’ont pas été meilleurs (Bordeaux était relégable au soir de la 18e journée)…
– Quand le nouveau staff est arrivé, comme il est formateur, c’était un peu trop bordé. Mais tout le monde s’est assoupli, a fait des efforts. Après, ça bossait bien, personne ne trichait, mais on n’y arrivait pas. Le grain de sable se transformait toujours en catastrophe.
Votre début de saison fut perturbé (pubalgie, expulsion), puis vous subissez des critiques…
– Elles sont justifiées car je suis un cadre. J’ai toujours été important dans le groupe. J’ai un contrat de longue durée (2014) pour terminer au club, et c’est donc normal que j’apporte un minimum. Avec l’âge, j’ai appris à accepter la critique.
Même quand Christophe Dugarry, en novembre 2011, remet publiquement en cause votre investissement ?
– Quand on est blessé, on est blessé ! On ne va pas l’inventer. J’ai dit à Christophe : “Tant que tu parles football, il n’y a pas de souci. Mais, si tu avais fait des études de médecine, on serait au courant.” Quand on se croise, on en rigole.
Finalement, la saison a bien tourné (5es de L 1).
– On est montés en puissance, on a gagné en confiance et on a fini en boulet de canon. On n’a jamais paniqué car on a un groupe sain. C’est aussi l’âme du club : pas d’euphorie, pas de catastrophisme. C’est pour ça que Bordeaux véhicule une bonne image en France.
Et celle d’un club européen. Des propos, la saison passée, ont laissé penser que la Ligue Europa ne vous intéressait pas…
– C’est bien pour nos supporters et pour le standing du club. Mais je sais ce que c’est que de jouer tous les trois jours. Je passerai toujours pour le vieux con ou le joueur blasé, mais ça fait vingt ans que je suis ici et je me souviens qu’en 1996 le club était arrivé en finale de la Coupe de l’UEFA et s’était sauvé en Championnat lors de la dernière journée.
Ce groupe peut-il être compétitif sur tous les tableaux ?
– Sans blessé, on pourra jouer l’Europe sereinement. Il faut arriver à se prendre au jeu. Ce groupe a une grosse marge de progression. Quand on voit les possibilités au milieu, le monde devant, que l’on peut jouer à trois ou quatre derrière… C’est stimulant ! Francis Gillot va avoir des problèmes de riche.
Comment appréhendez-vous cette défense à trois axiaux ?
– Je suis davantage un chef de gare car je n’ai jamais le loisir d’avancer et de faire une passe. En 4-4-2, je touche plus le ballon, l’attaquant n’est pas toujours sur moi. Mais je me régale aussi à trois, car c’est un jeu d’échecs. Et j’ai des types à côté de moi qui écoutent. Si j’avais deux bourrins, ça serait plus compliqué.
Quelles sont vos ambitions ?
– J’aimerais faire une saison pleine, sans blessure. Pour le club, il faut rester à ce niveau, se rapprocher de Lille, Lyon et Marseille, et se requalifier pour une Coupe d’Europe. On a une saison super excitante à jouer.
04h45
03h59
03h37
03h15
03h05
00h10
26/05
26/05
26/05
26/05
11/04
31/03
31/01
21/01
12/12
Ligue des champions : Bayern Munich 2 - 1 Dortmund
Ligue des champions - Matchs
Bayern Munich 2 - 1 Dortmund29
photos
Trophée UNFP du Football 2013
Actualités
Ligue 125 photos
Nice 1 - 1 Lyon
Matchs
Ligue 121 photos
PSG 3 - 1 Brest
Matchs
Ligue 132 photos
Saint-Etienne 2 - 0 Marseille
Matchs
Ligue 114 photos
KITESURF
STAND UP PADDLE
MOUNTAIN BIKE
EVENTS
